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Cote d'Ivoire et Présidences...

L'échec des Systèmes politiques...

22 Septembre 2006 , Rédigé par Bamba Athanaz Publié dans #Société

Le plus grand échec des systèmes politiques réside dans la promesse du bonheur électoral qu’ils font à la couche populaire pauvre et qu’ils sont loin d’exaucer tant sur le plan social, qu’économique, sanitaire, scolaire, spirituel… La cause : les groupes d’intérêt que constituent les différents groupes de dirigeants font passer en priorité leurs propres intérêts en gaspillant l’argent des contribuables en futilités. Invétérés, ils procèdent par des méthodes expertes et rompues pour se maintenir dans leur position.
 
A l’approche ou pendant la période électorale, le peuple est placé dans un bain d’espoir par des promesses électorales. Les promesses sont appuyées de la rhétorique électorale et de quelques actions isolées de bonne foi politique. Pour la suite, le scénario se passe comme on en a l’habitude. […]
Les élections passées, le peuple attend dans la pratique que l’ensemble électif de ses gouvernants, représentants et administrateurs joignent l’acte à la parole. C’est à ce stade que les politiciens démagogues se muent de leurs promesses électoralistes pour vêtir l’étoffe de leur personnalité cachée. Là réside le mystère de l’intérêt caché de cette race de politiciens constituée d’individus mal famés. Cela n’a rien à avoir avec la couleur de la peau.
Pour vérifier la tenue des promesses de bien-être social, le peuple donne sa confiance à ses avant-postes que sont les syndicats et les assemblées d’intellectuels (partis politiques et autres). Ils ont principalement pour rôle de veiller à ce que les actions du gouvernement n’altèrent pas l’ensemble des intérêts communs qu’il a la mission de défendre, afin de permettre au peuple d’exercer pleinement sa souveraineté ; l’opposition oeuvrant parallèlement à cette fin, en principe.
 
le Travers des systèmes politiques
 
A défaut d’apporter le bien-être social promis parce que n’ayant pas les moyens intellectuels, moraux et spirituels requis, ces politiciens démagogues (majoritairement) génèrent des troubles socio-économiques pour affamer la base de la pyramide sociale. Alternativement, ils font tuer les honnêtes citoyens (les plus pauvres et les plus faibles) en sauvegardant leur vie et en mettant leurs familles et proches à l’abri pour prendre certainement le relais… Cette succession se réalise dans la même philosophie d’escalader une pile de cadavres pour atteindre le pouvoir en s’accaparant des parts du partage social des victimes de ces systèmes politiques. Et après toutes ces tueries couronnées d’impunité, comme pour narguer les parents des victimes, les victimaires du peuple s’asseyent autour d’une table pour porter un toast : « … Oublions le passé… entrerons la hache de guerre… Tournons-nous vers l’avenir… » Dans cette façon de faire la politique, il est évident que l’oubli du bourreau assoiffé de pouvoir ne peut en aucune manière consoler les parents des victimes.
 
Toutefois, il existe dans ce désert moral où foisonne cette race de politiciens aux mœurs de loup, des êtres sociaux susceptibles de faire exception à la règle de la politique du ventre. Puisque aucun écriteau n’est inscrit sur leur visage pour les distinguer des premiers, il appartient au peuple de s’ériger en véritable arbitre pour réguler le cheminement de son bien-être social.
 
 
Déviations de l’opposition
 
A l’époque coloniale, la quasi-totalité de la population était analphabète et inculte. Ces deux phénomènes constituèrent de précieux atouts dans le viol des droits élémentaires des populations «indigènes» colonisées. Malgré cela, les abus de l’administration coloniale incitèrent la création d’un syndicat agricole (le Syndicat agricole Africain de feu Félix H BOIGNY) qui poursuivit et atteignit son but.
 
Après la proclamation de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, bien que les colons aient rendu le pouvoir aux locaux, c-à-d au PDCI-RDA qui a succédé au régime colonial, le peuple s’est retrouvé confronté au cliché social et politique colonial. Certes l’analphabétisme a diminué d’un cran. Mais l’inculture politique persiste à être un précieux atout dans le viol des droits élémentaires des populations, même lettrées : l’exploitation de l’homme par l’homme dans la logique d’un travail forcé déguisé…
 
Dans le principe de lutte contre la négligence, la mauvaise foi ou les abus du gouvernement local, le multipartisme a resurgi avec pour handicaps l’analphabétisme modéré et l’inculture politique.
 
A l’instar du Syndicat agricole Africain, le front républicain voit le jour pour battre en brèche les actions antidémocratiques du gouvernement local dont les principaux éléments sont issus du parti qui succéda à l’administration coloniale. Le gouvernement dont la gestion du pouvoir avait beaucoup de similitudes avec l’administration coloniale et qui, jusqu’alors, avait imposé un régime de parti unique.
 
Le rôle d’une opposition ne consiste pas à provoquer la colère du parti au pouvoir en produisant des troubles de l’ordre public par des suggestions séditieuses. Plutôt que cela, une opposition digne lutte, surtout, contre l’injustice sociale. Mais la lutte politicienne contre l’injustice politique est un jeu plein de complications pour un peuple qui ne recherche que le minimum pour réaliser un bien-être social de circonstance.
 
L’opposition ne doit pas se contenter d’unir des individus aigris et opportunistes (pour la plupart). Ceux-là qui ont tout juste la verve de critiquer le gouvernement et ses actions sans jamais proposer de solutions concrètes et des démarches pratiques liées à la résolution de la situation.
 
Dans un esprit de construction nationale, l’opposition doit entrer au gouvernement plutôt que de faire de l’exhibitionnisme revendicatif dans les rues.
 
La clé du bien être social réside dans la lutte contre l’inculture économique, politique et institutionnelle en vulgarisant les textes constitutionnels, en initiant le peuple aux choses institutionnelles, économiques… Ces domaines de choses qui ont des répercussions directes sur la vie des citoyens.
 
Les partis politiques se muent de plus en plus en groupes d’intérêt. Cet état de choses a pour conséquence le fait qu’ils ne sont pas fondamentalement près d’apporter, à eux seuls, le bien-être des promesses électorales qu’ils font aux populations. Mais les masses populaires, elles-mêmes, doivent apprendre à s’assumer intellectuellement pour avoir une meilleure interprétation de la vie économique et politique sur le plan social. De cette façon, la bonne lecture du jeu des politiciens épargnera les communautés d’une hécatombe gratuite. Cela leur épargnera surtout de tomber dans le gouffre de la dispute des deux faces de la médaille qu’une partie finira toujours par garder.
 
Dans le cadre de promesses électoralistes de bien-être social, les partis d’oppositions se montrent visiblement plus démagogues que le parti au pouvoir quand ils veulent le pouvoir pour le pouvoir. Mais quand le peuple s’en rend compte, il adopte l’attitude suivante : mieux vaut aller avec un démon connu que de suivre un ange inconnu. Face à un peuple qui exprime une telle mentalité, une opposition qui se veut sérieuse se doit de redoubler sa capacité de persuasion. Le recours à la corruption ou aux armes sont les moyens les plus usités pour les pays sous-développés. Là, il s’impose de résoudre la problématique de la maturité civique des citoyens qui se préoccupent beaucoup plus le pain quotidien que pour une intégration socio-économique réussie. Et cela devrait constituer un centre d’intérêt incontournable pour la nouvelle génération d’hommes politiques afin d’élever à la fois le niveau de conscience et de vie sociale.
 

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Montohon 23/09/2006 21:30

Ces articles sont bienvenus pour pour éclarer les consciences qui manifestent le besoin grandissant de prendre part au jeu ou au drame politique. Du courage, vous avez le soutien de toute la communauté.