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Cote d'Ivoire et Présidences...

Qui est éligible pour servir la communauté?

22 Septembre 2006 , Rédigé par Bamba Athanaz Publié dans #Situation politique

 

Les critères empiriques pour accéder aux places sociales, surtout électives, demeurent principalement les moyens financiers et la jouissance d’une certaine renommée. Une véritable enquête de moralité n’a jamais inquiété un candidat avant l’épreuve des urnes. Et les plus nombreux dans la course aux places électives sont d’une moralité peu recommandable.
EN GUISE DE CRITERES D’ELEGIBILITE AUX PLACES SOCIALES
 
Certains critères liés à l’existence de ces individus et qui déterminent la nature de l’impact de leur cohabitation et de leurs actions sur la vie de leurs concitoyens sont subtilement ignorés. Ce qui n’empêche pas d’attirer l’attention sur le fait que ces candidats évoluent dans deux cadres : le cadre individuel dont l’impact sur la vie des concitoyens est mineur, le cadre social dont l’impact sur la vie des concitoyens est majeur. Des critères spécifiques à ces cadres d’évolution définissent objectivement le profil social des candidats avant leur éligibilité.
 
Cadre individuel d’évolution dont l’impact sur la vie sociale est mineur
 
L’individu mène dans ce cadre une existence normale où il vaque à ses occupations quotidiennes en se rendant plus ou moins utile à la société. Il ne se fait pas acteur de la vie politique. La gestion de sa personnalité, son attitude vis-à-vis des institutions sociales et la gestion subjective ou objective de la place sociale dont il a responsabilité constituent les phases qui compartimentent ce cadre.
 
La phase de la gestion de sa personnalité en famille exprime son intégration nucléaire dans ses rapports avec les membres de sa famille. L’individu est-il/elle un père et un mari ou une mère et une épouse qui assume pleinement son rôle de premier éducateur de l’enfant ou de partenaire conjugal dans la cellule familiale. Cette phase très importante détermine les autres partant du fait qu’un individu qui intègre bien le cercle familial devient un maillon important dans une société dont développement l’implique par sa partition à jouer.
 
La phase de la conformation aux institutions sociales de l’individu se résume à son attitude vis-à-vis d’elles. La configuration définitive de l’éducation générale du candidat détermine, d’une part, son degré de civisme qui lui donne un comportement citoyen : il paie ses impôts, ses dettes. D’autre part, son comportement délinquant ou son attitude antisociale en diront long sur son avenir politique au cas échéant. Mais déjà, on constate visiblement qu’il viole les lois élémentaires de la société, que l’individu a du mal à se conformer à toute règle, se montre hostile vis-à-vis de la loi.
 
La phase de la gestion de la place sociale met en observation le candidat pour savoir s’il assume avec subjectivité ou objectivité cette responsabilité qui le met au service des autres, et non le contraire. Cette fonction est-elle assumée avec déontologie et un certain degré de l’amour du prochain ? En supposant que le candidat a déjà atteint la maturation civique, sa vie morale ou son comportement social laisse-t-il voir dans l’exercice de sa fonction un taux d’application acceptable des règles morales ? Ce sont autant de questions auxquelles il avoir des réponses nettes et précises pour éviter de façon sommaire toute équivoque sur le choix du candidat.
 
Cadre social d’évolution dont l’impact sur la vie sociale est majeur
 
Dans ce cadre d’évolution, l’individu mène une vie de citoyen en se rendant plus utile à la société. Mais il manifeste un grand intérêt pour la chose politique. Il se fait acteur politique par moment en donnant son opinion sur l’actualité politique ou en critiquant certaines actions du gouvernement. L’ampleur de cet activisme politique partiel se mesure par l’impact psycho – sociologique de son intégration sociale sur sa micro société quand il sera question pour lui, soit de collecter cinq mille signatures de concitoyens majeurs en vue de la création d’un parti, soit de prouver sa quelconque notoriété en vue d’intégrer un parti politique qui se respecte. Une fois devenu membre influent d’un parti politique, pour toutes les raisons qui justifient sa position dans ledit parti, il jouit du statut d’homme ou d’acteur politique en défendant une idéologie politique à travers des actes engagés, parfois au péril de ses intérêts et de sa vie. Cette fois-ci, l’ampleur de son activisme politique à plein temps, à une échelle plus grande, se mesure par l’impact psycho – sociologique de son intégration sociale sur la personnalité collective.
 
Dans la phase de l’impact psycho – sociologique de la gestion de sa personnalité sur sa micro société, l’intégration sociale du candidat est mineure. Cela se justifiera par ses interventions intermittentes dans les médias publics : il donne son opinion sur des sujets d’actualité ou critique fortement des actions du gouvernement en faisant la une de la presse écrite, en se faisant inviter à un débat télévisé ou radiodiffusé, ou en mobilisant une action de masse pour attirer l’attention des autorités (grève, sit-in, marche de soutien)… La somme de ces actions isolées permettent au candidat de faire une analyse de ses rapports avec les membres de sa micro société en vue de rechercher ou d’asseoir une notoriété qui le propulserait éventuellement au devant de la scène politique. C’est cette fraction de la société que couvre le rayonnement de sa personnalité populaire et l’étendue de ses actions qui lui donnera sa caution et son soutien pour exercer une activité politique.
 
Dans la phase de démonstration de sa philosophie politique, le candidat, par son érudition, sa culture générale ou son expérience politique du terrain, s’affiche par des prises de position en démontrant sa conviction politique, son indépendance idéologique pour soutenir le gouvernement en place ou l’opposition. Son appartenance à un parti politique lui rend la tâche aisée lorsque sa popularité est plus ou moins certaine pour étaler ses vérités politiques. Cette attitude publique, lorsqu’elle trouve des affinités avec d’autres croyances politiques donne la possibilité de trois choix : dans la première option, le candidat en quête d’une famille politique peut intégrer une déjà active, mais il devient transfuge lorsqu’il change de groupe ; la seconde option est la création d’un parti politique avec tous les privilèges (parfois arbitraires dans un contexte d’inégalités de statuts) ; la dernière option s’inscrit dans de l’indépendance politique ou le candidat décide de faire cavalier seul, se dispensant de contraintes de groupe mais en prenant appui sur le soutien de sa micro société, pour se présenter comme candidat indépendant à des élections (présidentielles, législatives, municipales…)
 
Le candidat, maintenant devenu membre influent de son parti politique en jouissant du statut d’homme politique reconnu, exerce à plein temps son activité en défendant un intérêt partisan à travers des actes très engagés. La phase de l’interaction entre son individualité et son parti illustre le niveau de communication et d’échanges entre sa famille politique et lui. L’expression de son intégration partisane idéologique détermine la nature des rapports du candidat avec les camarades militants au sein du parti politique qu’il soutient : agit-il dans l’intérêt de son parti en perdant pas de vue l’idéologie politique propre au parti, ou se sert-il du parti pour satisfaire ses intérêts personnels. A ce stade, le candidat indépendant apprécie son indépendance, mais aucun parti politique n’est vraiment prémuni pour prévenir les brusques retournements de manteau politique. Et aussi longtemps le choix de la destinée d’une nation sera laissée à la libre appréciation de partis politiques qui poursuivent des intérêts partisans ou d’individus qui ne recherchent que leurs intérêts personnels, sans un consensus politique national, la vie politique de cette nation donnée demeurera chaotique.
 
Le candidat s’est confirmé en tant qu’homme politique à plein temps à maintes occasions. L’ampleur de son activisme politique se mesure à l’échelle nationale dans la phase de l’impact psycho – sociologique de sa personnalité sur la personnalité collective. Il est donné de constater son intégration idéologique de la défense des intérêts sociaux au plan national. Dans ce combat pour le bien-être des communautés, lui, en tant qu’individu nanti d’une renommée nationale s’étaye du soutien d’une bonne partie de la frange de la population. A ce niveau d’appréciation du sens du combat idéologique, il convient de faire la nuance entre la visée de construction nationale et la visée de séparatisme, de régionalisme et destruction de la nation et des biens de la nation. Seules les populations établies sur l’ensemble du territoire ont la faculté d’exprimer par sondage décemment les retombées positives ou négatives de l’activité politique combinée des gouvernants et de l’opposition. En Côte d’Ivoire ; les exemples inégalés d’hommes politiques confirmés et fortement populaires sont Félix HOUPHOUET BOIGNY au temps colonial, GBAGBO Laurent jusqu’avant son élection à la présidence de la république et Alassane Dramane OUATTARA dont la popularité évidente lui donne un rôle central au cœur du débat politique.
 
Attention: Notons au passage que le choix des dirigeants pour la gestion des intérêts de la société ne doit se faire que par rapport à l’ampleur de l’aspect positif des différentes phases de la vie en société des candidats à ces postes électifs et nominatifs.
 
 
  

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