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Cote d'Ivoire et Présidences...

la Côte d'Ivoire dans l'impasse politique...

19 Octobre 2006 , Rédigé par Bamba Athanaz Publié dans #impasse, #poltique, #crise

 
D’entrée de jeu, la crise ivoirienne actuelle ne peut se résoudre nulle part ailleurs qu’en Côte d’Ivoire et par les ivoiriens eux-mêmes. Il en sera de même pour les conflits à venir tant que leurs origines seront purement internes. La résolution immédiate de la crise qui mine gravement le développement du pays requiert des leaders politiques locaux et des pays voisins un minimum d’honnêteté à la fois intellectuelle, civique, morale, patriotique et politique. 
 
Alors, plutôt que de paraître des adolescents en pleine crise caractérielle (rébellion, blocage, refus d’obtempérer…) les principaux acteurs politiques qui s’estiment matures en politique ivoirienne, doivent dompter leur égo en évitant des calculs mesquins qui font que les néocolonialistes se frottent mains.
La démocratie africaine s’illustre assez bien dans la chefferie traditionnelle où l’autorité du chef se consolide par les critiques et la participation effective des activistes (opposants réalistes) dans le développement des communautés. Et ce sont des faits sociaux qui n’échappent pas à l’attention des sociologues…
 
 
Est-il possible de retrouver la paix?
Comment retrouver la situation de paix durable en se plaçant largement au-dessus de toutes considérations politico-politiques ? Techniquement, par rapport au contenu de l’ouvrage déjà parcouru, la question peut se poser de la façon suivante : comment passer du pouvoir du travail, des épreuves, du défi, des restrictions conduit actuellement par le président Gbagbo au pouvoir de la responsabilité communautaire, la quiétude sans de nouvelles effusions de sang ?
Celui qui a la peur du mal ressent déjà le mal de la peur. Mais celui qui n’a rien à se reprocher n’a aucune raison d’avoir peur. C’est pourquoi le politicien moderne africain doit agir en sorte de ne rien avoir à se reprocher sauf que celui de défendre corps et âme les intérêts de ses concitoyens.
Comment éviter de nouvelles effusions ? Certains pronostiqueurs se prononcent avec optimisme, d’autres de façon pessimiste. Toute l’intelligentsia ivoirienne et celle de la sous région trouvent difficilement à élucider cette énigme. Mais le risque de tomber dans le gouffre en évitant le précipice s’amplifie depuis le viol de l’accord de cessez-le-feu du 4 juillet 2003. L’impression de perdition politique ou d’être dans un creux de vague grandit chez les gouvernés chaque fois que les séances de négociations de compromis se solde en échecs prévisibles.
[…]
 
la Pierre de touche...
La garantie du gouvernement de Gbagbo réside dans la conception personnelle qu’il a de l’exercice du pouvoir au niveau individuel et au niveau de ses rapports avec la personnalité collective. Cela s’explique, d’une part, par le fait qu’il ait remis le pouvoir au peuple au lendemain de son élection. (Il y a lieu de préciser que les fractions de la population ivoirienne n’ont pas encore fini de trouver le facteur d’unification pour devenir une nation à partir d’un peuple homogène.) D’autre part, il encourage la réalisation du bonheur matériel de ses concitoyens par l’entreprenariat. Mais le déterminisme politique de Gbagbo engendre des problèmes d’unanimité qui handicapent l’exercice de son pouvoir.
 
En faisant une synthèse des différentes analyses relatives au FPI, au Président Gbagbo, aux facettes politiques de son gouvernement, etc., tout lecteur, de quelque origine qu’il soit, prendra parti pour le retour immédiat de la paix en Côte d’Ivoire. La formule pour y parvenir est un secret de polichinelle : les élections. Mais l’égoïsme fait perdre la raison aux principaux acteurs de la scène pour pratiquer la politique du nombrilisme. Vraiment, ils gagneraient à comprendre définitivement que les cycles immuables qui conditionnent le destin des communautés et les modalités de la succession des pouvoirs dans le destin de la Côte d’Ivoire dépassent toujours leur entendement. Autant le temps et les saisons ne dépendent pas de la volonté humaine, autant les modalités de la succession des pouvoirs et leurs particularismes ne dépendent pas des politiciens, même de ceux qui pensent jouir d’une quelconque majorité.
 
Sur ce, il est urgent de passer du Pouvoir du travail, des épreuves, du défi, des restrictions, conduit actuellement par le Président Gbagbo (qui n’en a plus l’enthousiasme) au Pouvoir de la responsabilité communautaire, la quiétude (Pouvoir d’apaisement prônant la paix, très disposé à créer un climat de bon voisinage à travers divers engagements et son aptitude d’adaptation facile aux nouvelles circonstances. L’esprit de créativité de ses tenants en créera les conditions). La résolution de cette équation requiert un travail collégial en bâillonnant toute susceptibilité partisane, en évitant toutes sortes de calculs politiques mesquins La première phase de cette opération va d’abord consister en une analyse profonde des motifs d’abréger l’exercice du pouvoir en cours : 1) est-ce que son objet est fondamentalement atteint (voir les paragraphes Facettes du pouvoir conduit par KOUDOU GBAGBO Laurent), 2) ses retombées sont-elles plus ou moins profitables aux déférentes populations établies sur l’ensemble du territoire national (un sondage donnerait une réponse objective).
 
Que ce soit la continuité ou la rupture dudit pouvoir, la chose qu’il faut craindre le plus, c’est l’exercice du pouvoir suivant, soit le Pouvoir de la libération, des mutations, de la combativité, la Voie rouge (Pouvoir qui s’affiche par sa vivacité, donnant du fil à retordre l’opposition en l’écrasant. Sa capacité d’improvisation et de développement de l’instinct grégaire chez les gouvernés, son audace et sa tendance conquérante lui donnent l’aptitude de réaliser de grandes ambitions visant à briser les liens d’une situation de privation pour le progressisme…)
 
Au cas où les tenants du pouvoir de refondation trouveraient des raisons objectives d’écourter l’exercice de cette présidence, il serait souhaitable qu’une transition conçue sans aucune forme de contestation (dans le souci prioritaire de sortir de cette situation d’incertitude) soit mise en place pour conduire le pouvoir de la voie rouge. Autant le dire tout de suite, le principal acteur de ce pouvoir aura l’air du piroguier qui tentera de franchir la barre pour pêcher en haute mer. Si les acteurs politiques dans cette phase continuent de ne regarder que leur nombril, cela engendrera une situation beaucoup plus dramatique (règlements de compte, justice populaire…). Comparativement, l’ambiance politique actuelle sera préférable.
 
 
la Priorité pour chaque ivoirien
Pour conclure sommairement, les gouvernants, les leaders politiques et les gouvernés devront comprendre de façon objective l’importance de l’enjeu à retrouver prioritairement la quiétude de l’atmosphère. Il n’y a qu’à se montrer unanimes en se serrant les coudes pour traverser cette dangereuse zone du turbulence de mutation des nations.
[…]

MAIS L'INGERANCE DE L'ONU ET DE LA FORCE LICORNE DONNE LA PREUVE QUE L'OEIL AU SOMMET DE LA PYRAMIDE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL A POSE SON REGARD SUR LA CÔTE D'IVOIRE...
AFRIQUE ATTENTION A TON SOL, A TON SOUS-SOL, A TON ESPACE ECONOMIQUE!!!

 

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