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Cote d'Ivoire et Présidences...

RONALD WILSON REAGAN

27 Septembre 2006 , Rédigé par Bamba Athanaz Publié dans #USA-présidents

Ronald Wilson Reagan est élu 40e président pour deux mandats de 1981 à 1989. Le 30 mars 1981, soixante-neuf jours après le début du mandat présidentiel, un déséquilibré nommé John Hinckley fit feu à six reprises et atteignit Ronald Reagan, James Brady, porte-parole de la Maison Blanche, un agent des services secrets et un officier de police. Reagan fut touché à la poitrine.
 
Sous son second mandat, plusieurs rencontres successives Mikhaïl Gorbatchev (Président de l’URSS), aboutissent à la signature d’un traité sur les missiles à moyenne portée (INF Treaty : Intermediate Range Nuclear Forces Treaty) en 1988. Déjà en 1987, le scandale de Malade affecte la popularité de Ronald Reagan. A cela un autre scandale, celui de Irangate : la vente secrète d'armes à l'Iran pour le soutien de la révolution au Nicaragua affecte sa popularité.
Il se retire de la vie politique après l'élection de 1988, qui qui donnent pour vainqueur le vice-président George Bush.

DOSSIER
 
Initiative de défense stratégique (IDS) (en anglais, Strategic Defense Initiative),
Programme de recherche militaire américain lancé par le président Reagan en mars 1983 et visant à élaborer un système capable d'intercepter et de détruire les missiles balistiques stratégiques de l'ennemi avant que ceux-ci n'atteignent le sol des États-Unis ou celui de leurs alliés. Le projet, familièrement baptisé « La Guerre des étoiles » d'après le film réalisé en 1977 par George Lucas, consistait à prévoir un dispositif de destruction adapté à chacune des phases de propulsion d'un missile intercontinental, en utilisant des lasers à rayons nucléaires placés au sol et dans l'espace, des faisceaux de particules, des projectiles téléguidés depuis des ordinateurs et tirés par des pistolets électromagnétiques et enfin des missiles antimissiles, le tout sous le contrôle d'un système informatique central renforcé par un réseau de détecteurs et de miroirs spécialement inventés pour diriger les faisceaux vers leurs cibles. L'IDS introduisait une rupture en matière de stratégie nucléaire, jusqu'alors fondée sur le concept de dissuasion. Dès son origine, le projet fit l'objet de nombreuses critiques. En premier lieu, on fit valoir que sa réalisation irait à l'encontre des dispositions contenues dans le traité sur les missiles balistiques antimissiles (ABM), signé en 1972 dans le cadre des accords SALT, qui dispose, dans son article 5, que « chaque partie s'engage à ne pas construire, essayer ou déployer des systèmes ou des composants ABM basés en mer, en l'air ou dans l'espace ou sur des plates-formes terrestres mobiles ». En second lieu, on souleva le problème de l'efficacité du dispositif envisagé, en faisant observer qu'elle ne pouvait être garantie, notamment en raison de l'existence des missiles de croisière et des missiles balistiques lancés par sous-marins, qui volent à trop basse altitude pour pouvoir être interceptés. Enfin, le projet suscita de nombreuses résistances, tant chez les Soviétiques, qui voyaient dans l'IDS un moyen pour les États-Unis d'atteindre l'invulnérabilité en se soustrayant à toute possibilité de riposte, que chez les Européens, qui craignaient de perdre la protection des États-Unis en cas de conflit nucléaire limité au seul continent européen. Cependant, au cours des années 1980, différents facteurs, dont les négociations START I et START II, qui conduisirent à une réduction significative des arsenaux nucléaires de l'Union soviétique et des États-Unis, et la dissolution de l'Union soviétique à partir de 1989, contribuèrent à relativiser l'intérêt accordé au projet, qui fit l'objet d'importantes restrictions budgétaires. À partir de 1991, le développement d'un nouveau programme, portant sur les missiles antimissiles tactiques (Tactical Missile Defense Initiative), détermina l'abandon du projet IDS.
 
Accords sur la non-prolifération des armes nucléaires
L’Agence internationale de l’énergie atomique (A.I.E.A.) fut créée en 1957 afin de surveiller le développement et la prolifération de la technologie et des matières nucléaires. La première manifestation du rapprochement entre les États-Unis et l’URSS sur la maîtrise des armements fut le traité signé le 1er décembre 1959 sur la démilitarisation de l’Antarctique : il consacrait le principe de l’utilisation du continent arctique à des fins exclusivement pacifiques, et interdisait les essais ou le dépôt d’armes nucléaires dans cette partie du globe. Il fut suivi en 1963 par un traité qui interdisait aux États-Unis, à la Grande-Bretagne et à l’Union soviétique, les essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, dans l’espace extra-atmosphérique et sous l’eau (traité d’interdiction partielle). En 1967, le traité sur l’espace extra-atmosphérique, qui concerne toujours ces trois grandes puissances, limita l’utilisation militaire de cet espace à des opérations de reconnaissance et interdit la mise en orbite d’engins porteurs d’armes nucléaires. La même année, 1967, le traité de Tlatelolco établit une zone exempte d’armes nucléaires en Amérique latine.
 
Un des traités les plus importants en matière de contrôle des armements est celui qui est relatif à la non-prolifération des armes nucléaires TNP). Signé en 1968, le TNP consacre le statut des puissances nucléaires, mais tient compte des aspirations des nations dépourvues de telles armes. Celles-ci ont obtenu que leur renonciation contractuelle à l’arme atomique soit compensée par un engagement des grandes puissances à « poursuivre de bonne foi des négociations de désarmement ». En outre, des dispositions ont été prises pour faciliter la coopération internationale en vue de l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques. En 1992, la France et la Chine signèrent et ratifièrent ce traité. Aujourd’hui, l’Inde, puissance nucléaire non déclarée, refuse toujours de s’y associer.
 
Le 11 février 1971, un traité fut signé entre Moscou, Washington et Londres, interdisant de placer des armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive sur le fond des mers et des océans, ainsi que dans leur sous-sol.
(…)
 
 
Irangate,
Dans ce scandale politique américain de 1986 et 1987,  des membres de la haute administration du président Ronald Reagan organisèrent la vente secrète d'armes à l'Iran en violation des lois en vigueur aux États-Unis. Le produit des ventes d'armes, d'un montant de 30 millions de dollars, fut envoyé à la guérilla nicaraguayenne menée par les contre-révolutionnaires (contras), pour qu'elle s'équipe en armes contre le gouvernement d'extrême-gauche sandiniste animé par Daniel Ortegah. Cela aussi, était une violation directe de la politique américaine. Le négociateur de ces trafics était le lieutenant-colonel Oliver North, aide militaire du Conseil national de sécurité. North rendit compte d'abord de ses activités au conseiller à la sécurité nationale Robert C. McFarlane, le chef du Conseil, et par la suite à son successeur, le vice-amiral John M. Poindexter. La vente des armes à l'Iran avait le double but d'améliorer les relations avec celle-ci et d'obtenir la libération des otages américains détenus au Liban par des terroristes pro-iraniens. North contribua à la mise en place d'un réseau de couverture (bateaux, avions, terrains d'aviation et comptes bancaires secrets) pour fournir l'aide nécessaire aux contras. En novembre 1986, un magazine libanais révéla que le gouvernement des États-Unis avait négocié un contrat d'armement avec l'Iran. Plus tard le même mois, le ministre de la Justice (Attorney general) Edwin Meese constata que des millions de dollars provenant de ces ventes avaient été envoyés aux contras en violation de l'amendement Boland que le Congrès avait adopté en 1984, qui interdisait une aide militaire américaine directe ou indirecte à l'opposition armée nicaraguayenne. Alors que de nouveaux éléments venaient alimenter le scandale grandissant, une série d'enquêtes furent lancées par le Congrès et le ministère de la Justice. En février 1987, la commission Tower, jury spécial dirigé par l'ancien sénateur du Texas John Tower, publia un rapport critiquant sévèrement le président Reagan et ses conseillers pour leur manque de contrôle sur le Conseil national de sécurité. La commission d'enquête du Congrès rassembla plus de 300 000 documents, instruisit plus de 500 auditions et dépositions, et entendit 28 témoins en 40 jours d'audience publique. En novembre 1987, la commission déclara que le président portait la responsabilité finale de la mise en œuvre des politiques de son administration, mais ne trouva aucune preuve formelle qu'il avait eu connaissance du détournement de fonds en faveur des contras. En mai 1989, North fut poursuivi et condamné pour obstruction de l'enquête du Congrès et destruction illégale de documents gouvernementaux, mais sa condamnation fut par la suite annulée, tout comme celle de Poindexter. Les répercussions du scandale sur la responsabilité finale de l'opération continua jusque dans les années 1990. En décembre 1992, le président George Bush, qui avait été le vice-président de Reagan et qui avait été, lui aussi, impliqué dans le scandale sans être poursuivi, amnistia un bon nombre de hauts fonctionnaires qui avaient été poursuivis ou condamnés pour leur participation dans l'Irangate. Le procureur indépendant Lawrence E. Walsh publia le rapport final de son enquête sur l'affaire en janvier 1994. En conclusion, rien ne prouvait que Reagan avait enfreint la loi. Peut-être avait-il essayé d'étouffer l'affaire ou du moins été au courant de cette tentative.
 
 

 

 

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