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Cote d'Ivoire et Présidences...

la Pauvreté

22 Septembre 2006 , Rédigé par Bamba Athanaz Publié dans #Société

 
 

La pauvreté est, de façon générale, la situation de manque dans laquelle se trouve une personne qui n’a pas les ressources suffisantes pour conserver un mode de vie normal ou dont les conditions d’existence ne permettent pas d’y accéder. La faiblesse de ressources est l'une des caractéristiques de la pauvreté qui est relative dans les différentes sociétés. A côté de la pauvreté relative, il y a la pauvreté absolue. Cette distinction entre ces deux types de pauvreté détermine, selon le niveau de vie social, deux principales manières d’être pauvre. Ainsi, la pauvreté des pays développés se distingue nettement de celle des pays en développement. En d’autres termes, la pauvreté se définit, non seulement par rapport au niveau social de vie des citoyens, mais aussi en fonction de leur pouvoir d’achat ; c’est-à-dire leur capacité de s’assumer financièrement. La pauvreté touche principalement les individus d'une faible intégration sociale considérés comme des exclus : les personnes âgées, les personnes à faible niveau de qualification et les jeunes adultes relativement qualifiés pour se trouver un emploi convenablement rémunéré.
 
Lorsque le revenu que perçoit le citoyen est inférieur à un minimum objectivement déterminé, on parlera de pauvreté absolue. Elle est fonction du développement de la société dans la façon dont elle est supportée par les individus qui focalisent toute l’attention sur les besoins alimentaires. Les spécialistes en économie fixent les normes des types de pauvreté. Selon leurs critères, la pauvreté est relative si les ressources sont inférieures à un certain pourcentage du revenu moyen. Elle dépend diversement de l'attention que les individus portent aux besoins non alimentaires. Malgré ces analyse expertes, le pauvre normal, d’une façon très simple d’apprécier les choses, c’est celui qui a juste de quoi satisfaire les nécessités incontournables du quotidien selon les exigences de son cadre de vie. Il a le minimum pour se sentir citoyen, malgré les contingences matérielles. Il arrive tout de même à payer ses impôts pour contribuer au développement de son pays.
 
Le pauvre d’un pays développé, le pauvre d’un pays en voie développement et le pauvre d’un pays du Tiers-monde n’auront pas, de manière évidente, les mêmes conditions de vie. Et pour faire une comparaison des conditions de vie de ces trois types de pauvres, le pauvre du pays développé sera le plus riche, parce qu’il possède un véhicule pour ses déplacements ; sa maison est équipée de meubles et d’appareils électroménagers ; il a le téléphone… toutes ces choses que convoitent les très riches du Tiers-monde. Le pauvre du pays en voie de développement possède au moins un poste téléviseur (avec un peu de chance, une TV couleur !) pour désennuyer la maisonnée. Cela le placera dans une situation enviable par rapport au pauvre du Tiers-monde qui gardera son étiquette. Ce dernier, dans presque tous les domaines, est visiblement loin d’approcher les premiers.
 
Les organisations internationales déterminent objectivement le seuil de pauvreté sur la base de normes nutritionnelles ou des critères économiques, et de façon subjective en se référant aux revendications des plus démunis. Le phénomène d'accroissement de la pauvreté ne gagne pas que les pays pauvres, car contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, dans les pays développés, des pauvres vivent dans des conditions misérables. Toutefois, la misère socio-économique dans les pays développés est moins à plaindre que celle dans les pays du tiers-monde.
 
Dans les pays développés, tels les Etats-Unis et la Grande Bretagne, le seuil de pauvreté correspond souvent à celui de l'intervention de l'État qui reconnaît ainsi l'existence d'un minimum vital constitué d'un minimum alimentaire. Il prend en compte des besoins essentiels qui peuvent différer selon les situations des individus selon l’âge, les conditions d’existence, l’état de santé, etc.
 
D'après le rapport de la Banque mondiale de 1990, « un habitant sur trois, soit 1 milliard de personnes vivait dans un état de pauvreté absolue, c'est-à-dire qu'il disposait d'un revenu de moins de 370 dollars par an, un sur cinq disposant même de moins de 200 dollars. Cette proportion varie en fonction des aires géographiques. Les pauvres, au sens de la Banque mondiale, représentent 10% des habitants de l'Asie de l'est, 52% de l'Asie du Sud, 25% de l'Amérique Latine et 48% de l'Afrique subsaharienne. Cette population de déshérités connaît en outre des taux de mortalité plus élevés qu'ailleurs et des espérances de vie moindres du fait de la malnutrition ou de la sous-nutrition, des famines, et des insuffisances sanitaires qui y sévissent tandis que l'analphabétisme y est largement répandu. La pauvreté frappe plus durement les femmes et les minorités ethniques. Ces causes sont multiples et mêlent développement économique, handicaps climatiques ou conditions politiques.
Cependant, en moyenne, il semble que la pauvreté recule. Les cinquante-cinq pays les plus pauvres ont vu leur revenu moyen par habitant passer de 190 dollars en 1975 à 390 dollars en 1993, mais la situation se détériore dans certaines régions : l'Afrique a vu son revenu par habitant passer de 570 dollars à 350 dollars entre ces mêmes dates. » (Source Microsoft Encarta)
 
La pauvreté est le principal corollaire du système économique capitaliste, et n’importe quelle tentative d'éradication fondée sur une simple théorie économique est une utopie. Les promesses d'un traitement social du bien-être des systèmes politiques ne se résultent qu’en des attitudes démagogiques assassines.
 
Faute de rendre les conditions de vie des populations agréables là où le besoin est pressant, les États, qui en ont les moyens, ont choisi une politique qui leur permette d’agir à long terme sur les conditions du développement économique et social et des mesures d'urgence. En attendant de bénéficier de ces programmes bienveillant, le pauvre a le devoir impératif de s’assumer au quotidien.

 
 

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