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Cote d'Ivoire et Présidences...

Source du site web

12 Octobre 2006 , Rédigé par Bamba Athanaz Publié dans #www.negropoliticus

Couverture de l'ouvrage à éditer

Plus de 90% du contenu du site www.negropliticus.over-blog.com est tiré de l'ouvrage intitulé " La Face cachée de la Crise ivoirienne. Cet ouvrage non encore édité est un extrait du manuscrit (essai) en rédaction depuis 1995: Pouvoirs politiques en Afrique face au néocolonialisme : l'exemple de la Côte d'Ivoire face à la France.

Auteur : Bamba Athanaz

Statut de l'ouvrage : Cherche éditeur

 

 

LES PROPRIETES DE LA FOULE

  • La foule est puissante mais aveugle…
  • La compagnie d’une assemblée peut être agréable
  • La compagnie d’une assemblée peut être aussi désagréable…
  • La démocratie est signe d’ordre et de liberté …
  • La démocratie est aussi signe de désordre et d’excès…
  • C’est le peuple que l’on pressure, persécute…
  • La loi du plus fort gouverne le peuple…
  • La foule est un médium…
  • La foule change avec le temps qui court…
  • Elle est le symbole de l’instabilité…
  • C’est par le peuple qu’aboutissent les révolutions…
Introduction de la première partie 
(du manuscrit intégral)
La plupart des pays africains se ressemblent dans leur organisation politique et économique. La société ivoirienne, en mal de changement, a toujours été soumise à la tyrannie de la majorité parlementaire. D’après ce qui a toujours été donné de voir, la politique est l’art de mentir dans l’ombre de la démocratie… L’on ose espérer que les événements politiques majeurs des années 90 et début du IIIe millénaire marquent la fin de ce type de système politique pour un meilleur profil du peuple ivoirien.
Dans tous les cas, les actes valent tous les discours.
 
L'évolution des événements politiques de ce début de siècle ne peut qu’inciter à prendre une part active à la vie politique. Et plutôt que de rester des spectateurs passifs et incultes, la plupart des citoyens cherchent à acquérir une culture générale en ce qui concerne la gestion de leurs intérêts par les élus.
 
Le peuple, mais surtout la jeunesse, de mieux en mieux averti en matière politique, réclame de plus en plus d'actions de justice sociale de la part des acteurs politiques à son endroit. En d'autres termes, il réclame sa souveraineté confisquée. Notre démarche, alors, inspirée par le respect de l'intérêt collectif et le patriotisme national, n'a d'autre objet que d’apporter des éléments d’appréciation susceptibles d'éclaircir davantage la lecture de l’ensemble des actions des dirigeants politiques et du système qui gouverne leurs aspirations.
 
Le but subtil de l’existence de l’homme consiste à organiser le chaos de son cadre d’existence dans la limite des connaissances et des moyens qu’il a en sa possession. Chaque citoyen qui en a une bonne conscience se met à l’œuvre en respect des règles d’organisation de la société. Même le criminel contribue à un niveau de réalisation de ce but en amenant ses antagonistes à développer des réactions promptes, un système de défense, voire, agir de façon préventive.
 
le Chaos dans l'ordre des choses
L’impression de chaos peut se situer, d’un côté, dans le processus du maintien ou du rétablissement de l’équilibre général de la Nature. Et les lois de ces processus naturels sont dans leur grande majorité incompatibles avec l’entendement humain commun. Entendement humain qui du mal à s’expliquer, par exemple, le fait qu’un tremblement de terre fasse en quatre secondes autant de victimes qu’une guerre civile, une pandémie ou la famine en quatre ans. Sous cet angle, ce chaos est celui qui engendre un certain ordre dans la structure de la planète. De l’autre côté, l’impression de chaos peut résulter du dérangement d’un ordre social, initialement mieux équilibré, dont le rétablissement est empêché par des facteurs humains qui en sont à l’origine. A un autre niveau, ces facteurs humains font toujours obstacles aux efforts d’une société qui tend à acquérir un certain équilibre qui constitue l’objet d’une quête presque interminable, mais non utopique. Mais les lois qui régissent la vie sociale sont, quant à elles, cernables par l’entendement de chaque citoyen. Chose très à la portée de tous, à moins d’user de manipulations diverses pour maintenir la majorité dans l’ignorance.
 
Les tendances sociales et les facteurs politiques, économiques, religieux, culturels, dans leur diversité, ne devraient pas se dresser comme des remparts contre le développement des concepts idéaux dans un projet de société. Quand il est entendu que le bien-fondé d’un projet de société vise au bien-être général. Ledit bien-être ne peut être atteint que par la réalisation de différents objectifs qui se fondent sur un concept idéal.
 
La politique, à ce niveau, prend l’un de ses sens de système de gestion ou de conduite des affaires publiques de l’Etat. Et les collectivités concernées attendent que la gestion de la somme de leurs intérêts se fasse de façon objective. Ces collectivités et certains observateurs attendent aussi de l’exécution du projet de société des rendements ponctuels selon les normes contextuelles : l’obligation de rendement dans l’espace par la création d’infrastructures variées, et le rendement dans le temps par la mise à jour de la qualité de vie du citoyen. Tout se détermine au bilan d’exécution si des failles du système politique à l’œuvre n‘ont pas prévalu pour piétiner les intérêts et la dignité des citoyens ou si les conditions objectives fixées ont gouverné l’évolution collective. Dans le second cas, les décideurs politiques soucieux de maîtriser la vie sociale prennent en considération les facteurs éducatifs, psychologiques, vitaux, sanitaires, professionnels, sociaux… des individus citoyens, de la cellule familiale à l’échelle sociale et nationale. La participation active des citoyens eux-mêmes est recommandable pour que la maîtrise de la vie sociale ne soit pas que l’affaire de gouvernants, mais bilatérale. Cette coopération se fait en accordant la priorité des choix aux gouvernés qui jouissent pleinement de leur citoyenneté.
 
Loin de développer une théorie d’organisation du pouvoir de l’Etat, il est évident que les tendances de démocratie se profilent dans cette complicité entre gouvernants et gouvernés.
 
les Promesses électorales
Lorsque avant la victoire des urnes les élus politiques font la cour aux différentes communautés, c’est une forme de négociation. Cette négociation est politique et couronnée par un accord tacite ; autrement dit, des promesses électorales. Comme dans toute négociation, chaque partie doit faire une part du chemin. Cela consiste, pour l’électorat, à prendre part au vote en jetant dans l’urne les bulletins de son partenaire politique. Si, proclamé vainqueur au verdict du scrutin, ce dernier se dit prêt à s’engager dans la voie des promesses mais ne fait aucune concession dans ce sens, déjà l’électorat commence à s’interroger. C’est un signe plus parlant que n’importe quelle autre argumentation pour chercher démagogiquement une échappatoire. Tout simplement, parce que la parole, même un écrit, n’offre en aucun cas la garantie que les promesses se réaliseront comme elles ont été politiquement négociées. Ce qui met en exergue le caractère tout à fait fortuit des promesses électorales.
 
Fort des expériences antérieures, l’électorat finit par comprendre de mieux en mieux qu’il ne doit jamais préjuger de la bonne foi du politicien, à moins que ce dernier ait démontré sa sincérité avec des preuves tangibles dans les moments ultérieurs à son élection. L’électorat saisit aussi qu’il ne doit jamais se laisser entraîner dangereusement sur le terrain mouvant des intermédiaires qui ne visent qu’à écorcher leur souveraineté qui demeure encore une notion ambiguë pour la majorité. La maîtrise bilatérale de la vie sociale ne peut être une réussite que si la participation active des citoyens s’inscrit dans une collaboration directe avec ceux qui ont un réel pouvoir de décision politique avec des idéologies de bien-être général.  
 
Malgré tout, tenter de tenir un nombre de promesses équivalant à celui de la population d’un pays est vraisemblablement une gageure. A moins d’être démagogue, cela peut être chose réalisable, puisque tous ces individus ont presque les mêmes problèmes. Avec un peu matière grise politique, le politicien peut demeurer l’homme digne de foi en réalité et sa parole, porter l’espoir vrai du changement auquel aspire l’ensemble des citoyens qui font de lui leur poste de confiance.
 

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